« Le culte du Tsumburbura ».

 

Kano fut à l’origine connu sous le nom de Dala, d’après la colline dont elle prit le toponyme. Les anciens remparts de la ville historique au VIIe siècle de (l’E.O.) s’élevaient jadis à plus de 15 mètres de hauteur.

 

Dala, la plus proéminente des 6 collines du plateau de Bauchi, aujourd’hui appelé (plateau de Jos) constitua très tôt le noyau de développement économique, politique, social et culturel de la région, en raison notamment de l’abondance de matières premières (minerai de fer) et des terres fertiles pour l’agriculture.

La localité prospère gagna rapidement en notoriété dû à l’habileté singulière des forgerons locaux.

Chaque année à l’occasion du pèlerinage coutumier du Tsumburbura, les habitants de tous alentours convergeaient au pied des collines de Dala, qui donnait lieu à des réjouissances. On sacrifiait dans des actes de dévotions, bovins et ovidés dans le but d’offrandes en vue de bénédictions divines. La tache incombait au prêtre-roi, seul, le Barbushe (médiateur entre l’oracle du Tsumburbura et le peuple) d’aller apporter à l’autel sacré les dons ainsi préparées tout au sommet de la colline. Puis, redescendant solennellement charger des sermons et des prédictions du Tsumbubura, il guidait (selon les recommandations de l’oracle) son peuple pour l’année à venir.

L’oracle du Tsumbubura

Il est à noter qu’Amadioha (Dieu) dans la langue Igbo c’est l’être suprême.

Ce nom repose d’ailleurs sur la racine ancienne du nom d’Ama (Amon de l’Égypte antique « qui traduit à la fois créer et cacher » ) mais traduit surtout une continuité de tradition historique multimillénaire que ces populations rapportèrent dans leur exode depuis la vallée du Nil.