La renommée d’un sacrifice.

Le monastère le plus ancien en Occident (dont l’activité ne s’est jamais interrompue) est élevé à la gloire d’un Noir africain « Maurice d’Agaune ».   

L’abbaye territoriale de Saint-Maurice d’Agaune est une abbaye située dans le canton du Valais en Suisse. Fondée en (515 de l’E.O.) en la personne du futur roi Burgonde Saint Sigismond à l’emplacement d’un sanctuaire encore plus ancien, abritant les reliques de ce noir africain appelé « Saint Maurice d’Agaune ».

Maurice d’Agaune

 

C’est à la gloire de son sacrifice que se répandra partout en Occident et au-delà, le récit de son martyr, et qu’un sanctuaire lui sera érigé par St Théodule 1er évêque du Valais qui rassembla et déposa vers (370 de l’E.O.) sa dépouille, ainsi que celles de toute la garnison (négro-africaine) au lieu-dit, Véroliez.

C’est ce sanctuaire qui est à l’origine de la fondation de l’abbaye de St Maurice.

La légende du légionnaire « général d’armée Romaine » St Maurice est retracé en Allemagne (les Francs, les Saxons et les empereurs germaniques l’adoptèrent en tant que St patron de leur Empire).

Retour sur un fait historique :

Il fut autrefois pour se rendre à Rome vers le nord, obligé de passer par le défilé rocheux d’Agaune « haut lieu stratégique » et en permanence surveillé par les garnisons de l’empire de Rome.

Mauritius, le Maure (le Nègre), chef de détachement d’une garnison romaine de quelques 600 hommes venus de Thèbes (Ouasé dans nos langues, en haute Egypte) fut massacrée (entre 285 et 300) au IIIe siècle de (l’E.O), en raison du refus de celui-ci d’obtempérer aux ordres de son Empereur en la personne de Maximien Hercule qui lui enjoignait de perpétrer des massacres sur les populations locales insurrectionnelles, sera la cause de son martyr qui le mènera à la décapitation et appelé : « Le massacre de la légion thébaine ».

Qui furent les coptes dans ces périodes antiques de l’histoire.

Les dernières populations nègres-autochtones d’Egypte sont les Coptes, souvent appelés « Chrétiens primordiaux ». Mais ce nom de « Copte » qui avait un sens ethnique à l’origine et qui qualifiait les populations négro-africaines, s’est chargé d’un sens religieux pour qualifier les populations orientales depuis lors.

Approchons les représentations iconographiques de l’Afrique ancestrale à travers le thème de « la philosophie Égyptienne du  K.R.S.T. ».

 

 

C’est tiré des graphies africaines anciennes (ci-dessous) que naîtra (translitérer du Copte Sahidique en Grec ancien) le mot et la notion de « Christ » K.R.S.T). Inscription multimillénaire, qu’on retrouve déjà dans le corpus « de la passion d’Osiris ». Textes des pyramides (2400 av l’E.O).

Le sens général retenu pour ce terme ; est Késé (en Copte ancien le R se réalisant en I, É),   Kaisé = « enterrement », « momie », « linceul », un thème qui rentre dans le registre lié au lieu du sépulcre, élément fondamental à la base de la tradition africaine ancestrale.

Dans le corpus funéraire très codifié de la vallée du Nil, « K.R.S.T » est la principale forme d’inscription gravée sur les hypogées et les monuments sépulcraux, symbolisant ici l’évolution de l’âme glorifiée « de son retour au divin, de sa reconstitution après le démembrement et de sa complète fusion avec Éternel ».

 

le sens retenu de la graphie ci-dessous « Rendre secret, confidentiel ».

 

 

Le sarcophage symbolisant « le Tout » l’arche, reliée à l’univers.

 

 C’est bien la notion fondamentale de la « résurrection » autrement dit ; l’immortalité de l’âme (philosophie africaine d’origine) qui s’étendra alors à l’ensemble du bassin méditerranéen à travers l’icône Hellénique du ( Séparis Christus -270 de l’E.O ) apparu par syncrétisme à l’époque des Ptolémées en Égypte. Notion que les africains anciens eut portés à leur connaissance.