La quintessence de la femme africaine.

Hatshepsout, bien plus que n’importe qu’elle souveraine avant elle, a indubitablement ancrée la place de la femme dans l’exercice du pouvoir en Afrique.

« Kemet » (3300 av l’E.O.) avait eu à son acte de fondation « la Sematawy »; l’union entre la haute et basse Égypte par Naré Mari (Narmer) pour Djaty une  (1er ministre) une femme, qui légua à la postérité toute l’organisation politique de l’état pharaonique qu’elle mit elle-même en place (ministères, administrations, fonction publique, etc).

Le grand Roi Djéhouty-Méssou Ier, émerveillé par les talents de sa fille, l’associa très tôt à la gestion politique et « religieuse » du pays. Ayant pour elle plus de légitimité au trône que son propre frère elle sera confirmée à prendre la régence de l’Etat avant ses 15 ans. Et monta sur le trône vers (1478 av. l’E.O) avec le soutien de haut clergé d’Amon.

Elle revêtit alors tous les attributs de pharaon (double Couronne, uræus frontal, barbe postiche, titulature, sceptres, pagne court et queue de taureau fixée à la ceinture).

Le règne du Pharaon Hatchepsout se caractérisa surtout par une politique étrangère basée sur des relations interrompues depuis presque trois cents ans avec le pays de Pount notamment. Relations qui reprirent à la faveur d’une grande expédition maritime qu’elle entreprit comme un Pèlerinage de ressourcement vers la terre sacrée (To Njter), afin de satisfaire à un serment oraculaire qu’elle reçut par la voie de sa mère Aminata (qui signifie la fille du dieu Amon) pour y purifier le sanctuaire d’IPET SOUT (le plus estimé des lieux) en y répandant le divin encens (Sen Neter « le délicat parfum divin ») provenu du pays sacrée de Pount.

Pount, pays au coeur de l’Afrique de la région australe des grands lacs.


Cette confession répondit à un double objectif celui d’un acte oraculaire comme celui de l’étude géographique d’une (Circum Navigation) inscrite dans le cadre de cette expédition.

 

 Les preuves épigraphiques de cet odyssée se donnent à voir sur les bas-reliefs du temple « Djeser Djeseru » (le magnifique des magnifique) aujourd’hui appelé (Deir el Bahari) qu’elle fit construire (creusé et taillé) adossé contre les falaises calcaires d’un cirque de la montagne à l’ouest de la Nécropole de Ouasé (Thèbes) sous la conduite de l’architecte royal Senemout, stupéfie par sa beauté.

 

 

Les bas-reliefs du temple de Djeser Djeseru rappellent ceci : le pays de Pount est une région dans laquelle on trouve des forets et des lacs à profusion dont l’un d’eux s’appelle « Tanganyika » qui signifie ; la quête vers l’ile merveilleuse du pays du (KA Divin). La région des grands lacs de l’Afrique australe. En réalité le pays de Pount se confond avec ce qu’on appelle l’Ouganda, prononcer ; Obou Ganda (le lieu des Ganda) ou, Wa Ganda, ou, Ba Ganda.

D’ailleurs « Le conte du naufragé », conte initiatique vieux de plus de (2000 ans av. l’E.O.) et qui date de cette époque, porte en réalité ce titre de « Tanganyika ».