« They came before colombus »

 

La plus grande expédition maritime pour « Tarana » fut conduite par l’empereur du Mandé, Mansa Abubakari Keita II.


Tarana fut bien le nom qu’utilisait avant les conquêtes européennes pour désigner ce continent, les natifs africains demeurés Outre-Atlantique.

De nombreuses communautés africaines ont laissé d’abondants épigraphes partout dans la région de « Four Corners » Colorado, Utah, Arizona, Nouveau-Mexique et plus généralement d’ailleurs dans les Amériques d’un passé encore plus précoce des traces significatives de leurs préoccupations spirituelles.

Comme les fameuses peintures rupestres des grottes de Juxtlahuaca de l’État du Guerrero du sud du Mexique, dépeignant le rituel de la libation « L’ouverture de la bouche » de la tradition primordiale Kongo.

Dans notre récit, l’auteur anonyme des inscriptions Mandé « des dalles d’éléphants de Flora Vista » indique que les éléphants tombaient malade, suggérant ainsi que ce sont bien eux les Maninka qui les auront introduits jusqu’au cœur du grand sud-ouest américain.

Dalle éléphant n°1 :

« Le désert est chaud, les oiseaux sont nombreux, tout comme les Go (en baman-kan), les passereaux blancs de nos régions. Les éléphants malades sont très irritables. À cette heure ceux tombés malades sont en nombre considérables. La vie est consacrée à se séparer des plus meurtris par le soleil. Je le redis, beaucoup sont malades. Ceux, morts sont enfouis dans un trou aussitôt scellé, sur le terrain plat contigu au lit de la rivière dans un endroit sec, hors de la zone d’inondation. Mon occupation actuelle à la demeure familiale est maigre. La terre sèche adjacente au lit de la rivière reste aride et ne permet pas de culture pour nourrir le foyer. (..) …Chaleur, eau, soleil ».

Non loin du lieu, à seulement quelques kilomètres de Flora Vista, une autre inscription Mandé trouvée sur « Le Pot d’argile de Montezuma canyon » indique que d’autres maliens tout aussi mé-aventureux ont eu comme source première de nourriture les « Sama », les éléphants, dont beaucoup mourraient en raison de la chaleur.

« Dè ki gba Sama, bo-kpo gbe-kpe ka-kpo dè »

« Les terres restent non cultivables, chasser les oiseaux, rôtir un éléphant (est) chose aisée, la culture du maïs ne donne rien pas même sur terrain plat, ces terres sont improductives. On peut apercevoir des ours noirs ».

La mention d’ours ici est intéressante car il est bien le plantigrade commun de l’Amérique du nord dont des colonies considérables résidaient autrefois dans les régions de l’Arizona.

Rappelons que l’histoire africaine de Tarana, ne débute pas dans (le Nouveau Monde) qu’en 1311 à l’aune de la grande vague d’exploration maritime du roi, le Mansa Moussa Aboubakri II, mais remonte à une échelle de temps bien plus lointaine.

Les colossales têtes Olmèques « première civilisation mésoaméricaine datée de -1200 av l’E.O », et découvertes dans le centre du Mexique, exhibent toutes un type négroïde africain.

 

La présence d’africains relatée par les navigateurs européens sont documentés.

Ainsi Álvar Núñez Cabeza De Vaca explorateur espagnol du continent américain qui réunit en 1542, dans un rapport au roi Charles Quint (sous le titre de La Relación) de précieuses informations ethnographiques sur les peuples indigènes à la peau noire du golfe du Mexique, écrivit que ; l’un de ces groupes ethniques s’appelait Mendica « le nom latinisé du mot Mandinka, le nom d’un des peuples du Mandé ».

 

Pour grande partie, les populations des côtes africaines, arrivées autour dans les années 1300 de l’.E.O ce sont mélangés avec les descendants des Olmèques et ont pris le nom de Washo signifiant, « peuple d’ici ».

Historiquement les Africains anciens ont été des explorateurs et des pourvoyeurs de culture à travers le monde et cela au cours de tous leurs voyages passés.

Très éloigné du parangon de Conquérant.

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,

Fatigués de porter leurs misères hautaines,

De Palos de Moguer, routiers et capitaines,

Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal.

(..)….

José Maria de Heredia

Fin