L’institution qui soutient cette union c’est le mariage.

C’est à travers le mariage que se crée les parentés par alliance dans la grande tradition Éthiopienne.

Ces alliances dans leurs sacrements sont les alliances de « catharsis » ou communément appelés « parenté à cousinage » elles visent à la promotion des relations pacifiques par l’intégration de toutes les communautés humaines d’Afrique noire.


Les modes d’alliances se nouent, pour des familles ou groupes sociaux qui s’y engagent par le truchement du mariage. Et le mariage est bien l’institution qui est au fondement de la famille « Famille qui au sein de nos langues est la caractéristique même de l’état territorial, l’oeuvre d’organisation de la société humaine ».

La famille c’est le microcosme, l’état le macrocosme.

« Sema Tawy » c’est le sens véritable que retient la tradition de l’acte d’un rituel articulé ancestral, de « l’union entre la haute et la basse Égypte », comme il en fut aussi question avec la « Sanankouya », (la Geste du Mandé) qui accoucha du grand empire Mali, où le serment du « Kouroukan Fouga » fut prononcé.

C’est la plus ancienne déclaration des droits de l’homme, elle date de 1212 (de l’E.O.).

La famille, premier périmètre du cercle symbolique de l’assise territoriale que représente le foyer, conduira à la formalisation suivant laquelle, la Société, le royaume ou l’empire (cercle homothétique de la famille) se référera.

Le Per AA (la grande demeure en Égyptien ancien) en est sa forme opérée et remonte à -5000 ans (av l’E.O).

L’acte rituel de la « Sema Tawy »

 

Les mots « du foyer, de l’habitation, ou de la demeure » en Afrique ont de tout temps qualifier le territoire « sous-entendu le monde organisé » en fait donc la condition qui fait naître la civilisation.

Quel modèle de couple pour la renaissance africaine.
L’institution matrimoniale dans l’Afrique ancestrale poursuit l’objectif d’unir 2 valeurs infinies dans le but d’en engendrer d’autres. Dans la tradition primordiale Kongo, l’individu est assimilé à une particule élémentaire inconséquente que l’union conjugale rétablis dans l’ordre et l’harmonie.

Car dans la leçon que nos aïeux nous ont légués, « l’amour s’accompagne nécessairement avec la représentation duale de la solidarité ».

la triade, Ousiré, Asseta, Yoro.

 

A l’exemple du modèle parèdre et solidaire d’Isis & Osiris (Issata & Osaré) qui s’appréhende par leur ancestralité (culte des ancêtres) et par la trinité (l’alliance), comme étant le couple primordial fécond en réalisations mais aussi guides pour toute l’humanité.
Asseta & Ousiré c’est la dualité stellaire par laquelle nous parvenons à la conscience de notre propre essence divine.

Un garçon épouse une fille, renouvelant ainsi l’oeuvre de trinité ; le père ; la mère, l’enfant, le lien d’amour qui les unies à Mâat (l’esprit parfait de ce qui est conforme à la création, par lequel s’accomplit le mystère divin de la vie).
La femme noire et son compagnon réinterprétant à chaque génération le rôle fondateur ancestral, avec pour mission de guide pour leur progéniture et en même temps de modèle à suivre pour leur descendance à travers la recherche d’une confirmation d’un comportement exemplaire, MÂAT « instrument régulateur des comportements sociaux de l’éthique ».


L’éthique et la morale intrinsèque à MÂAT notre spiritualité immémoriale, dans le modèle du couple éponyme, Isis & Osiris indispensable à la renaissance africaine.