Au cœur du « Haoussa-land ».

Zazzau, fut l’une des sept grandes cité-état Haoussa qui avec Biram, Kano, Daoura, Gobir, Katsina et Gaba a dominé le commerce subsaharien à la suite de l’effondrement de l’empire Songhaï vers la fin du XVIe siècle.

 

Pour grande partie de ce qui est connu de Zazzau est basée sur les échos relatifs aux « Chroniques de Kano » quant aux restes elles ont été compilées dans les traditions orales des descendants du peuple Haoussa.
L’apogée de la cité état de Zazzau remonte au règne de l’une de ses plus grandes souveraines, la grande reine Amina (Aminatou Sarauniya Zazzau). On pouvait en ces temps y admirer l’oeuvre d’un grand mur ocre de 15 kilomètres dont le pourtour entourait Zazzau et localement connu sous le nom de « ganuwar Amina » (mur d’Amina).

Située au carrefour de trois principaux corridors commerciaux, Zazzau reliait par le nord la région du Sahara et les marchés éloignés des terres forestières du sud et de l’ouest du Soudan occidental d’alors.

Haoussa Landscape

Le peuple dont la reine Amina eut la charge, abondait à l’existence d’un dynamisme économique et social structuré autour des arts, des sciences, des industries du métal notamment, de la tannerie, du tissage, de l’ambre gris, de peaux d’animaux, etc.

Les récits traditionnels historiques de Bakwa, nous apprennent que le vingt-deuxième habe (roi) de Zazzau fut la reine Amina. Enfant déjà, elle assistait sur les genoux de son grand-père le Habe, aux affaires législatives de la cité, à 16 ans elle reçut le titre traditionnel de Magajiya (princesse), elle participait aux assemblées quotidiennes des hauts dignitaires du royaume et fut même considérée comme future prétendante au trône de sa mère, la reine Bakwa de Turunku.

 

(..) Avril 1591 de l’E.O, « Un retentissement qui ébranlera tout le continent ».

Dans une Afrique profondément marquée par la défaite cinglante des quelques 40 000 milles soldats de la grande armée Songhaï lors de la bataille capitale de Tondibi menée à feu ravageur par l’artillerie marocaine qui signa l’effondrement de la société impériale ouest africaine, Amina entreprit dans ces temps de troubles et de bouleversements sociaux, une confession de ressourcement dans les « bois sacrés » le long des rives du Bénoué afin d’y puiser « force spirituelle ancestrale ».

« Sanctuaire boisé » du Bénoué.

Amina reine du Zazzau, devint le symbole inhérent de l’esprit et la force de la féminité.

Une instabilité chronique gangrenait une Afrique désormais en proie à la massification des razzias négrières.
(..) Devenue combattante émérite et chef suprême de la cavalerie de son royaume, les nombreux succès militaires d’Amina contre les ennemies de l’Afrique portèrent partout sa renommée.

Amina reine du Zazzau.

Son royaume s’était considérablement élargi, elle pacifiât toutes les villes du Nord autour de Kwararafa et aussi celles à l’ouest jusqu’à Nupe. Dans les contes populaires du Nigéria on chante ceci : « Amina, rana de Yar Bakwa ta San ! »

(Amina, fille de Nikatau, femme aussi capable qu’un homme !).

Amina a laissé à la postérité d’avoir perfectionné l’innovation et l’apparat de l’armure de protection des cavaliers Haoussas.
On dispose d’ailleurs sur ces derniers et ce depuis la disparition d’Amina en 1610 de l’(E.O) près d’Altagara, de nombreuses histoires relatant leur majestuosité et leur hauts faits d’armes accomplis, à travers les légendes épiques et les fables des conteurs traditionnels.

 

Amina à servi d’inspiration à l’héroïne du personnage de série TV « Xéna la guerrière ».