« Les reines de la Nubie antique ».

Les reines africaines gouvernantes de la période antique de Méroé « du royaume de Koush » portaient le titre de ‘Candaces’, on retrouve ce mot écrit kdke ou ktke dans les textes africains anciens accolés aux noms suivants :

« Shanadakheto, Amanirenas, Amanishakheto, Nawidemak… »

Parmi les grandes reines d’Afrique une « Kandaka » en particulier a marqué l’histoire du continent par sa résistance et sa bravoure face à l’envahisseur romain, à la tête de 30 000 combattants nubiens et axoumites devant les légions de l’empereur Auguste entre (-28 et -31 av l’E.O).

Kandaka Amanirénas

Kandaka, qui signifie littéralement « Mère du roi » était celle qui avait un rôle politique suprême, et Kandaka Amanirénas, qui signifie « Amon est son Nom » régna plus d’une trentaine d’années d’environ de (-40 av l’E.O.) à (-10 ap l’E.O.).

Société matrilinéaire basée sur le culte d’Amon les Membres du clergé en Afrique ont toujours compté parmi eux des femmes de hauts rangs. C’est la Nubie qui historiquement dans la vallée du Nil se veut être à la base des premières sociétés matriarcales.

La structure sociale dans cette région d’Afrique se fit remarquer par une administration efficace, une agriculture prospère doublée d’une écriture ingénieuse et brillante « appelée Méroitique ». Le royaume de Méroué « Baroua, dans nos langues » ouvert sur le monde, s’illustra à travers une riche culture du moyen Nil d’Assouan à Khartoum et appelée « NapatoMéroïtique » et remonte à plus de (- 2250 ans av l’E.O.).

C’est pendant cette période dite (Méroitique) et particulièrement de (-330 av. l’E.O.) à (30 ap. l’E.O.), que les Nubiens (koushites) ont cherché à s’émanciper du modèle, d’une Egypte alors dirigée par les satrapes Lagides étrangers aux mœurs autochtones.

Cette hégémonie hétérogène finira par un clash entre Candace Amanirénas et l’empereur César Auguste dont les troupes armées menaient incursions guerrières sur incursions guerrières toujours plus avant dans le pays des « archers », jetant les basses d’une nouvelle frontière à Maharraqa en basse Nubie. Mais ils finiront par perdre, face à l’abnégation d’une reine qui de reconquêtes en reconquêtes les combattit jusqu’à une totale déroute.

Un traité de paix fut signé en faveur du royaume de Méroé entre les émissaires de Kandaka Amanishakétho (fille de candace Amanirénas) et l’empereur Auguste sur l’ile grecque de Samos, en mer Égée.

« Strabon géographe grec vers (-20 av.l’E.O.) nous relate ce fait « César-Auguste donna entière satisfaction à la délégation que la reine Candace lui avait mandatée ».