L’homme de science.

 

Les Don’-So, sont communément appelés par abus de langage « les chasseurs », ils sont en fait dans la langue Bamanan « ceux qui rarement rentrent chez eux » puisque constamment au dehors à se consacrer à l’étude des sciences avec pour champ-référent, la Nature.

 Le Don’-So, c’est « l’homme de science ». Science, qui ne vaut pas seulement d’être assise sur une discipline académique dans l’Afrique coutumière. Non, la science c’est d’abord la tradition, « Tradition » qui est une « religion de la science » et toute la science n’est que                         « religion » dans la Tradition ancestrale.

 

 

 

Tradition, où on étudiait des secrets ; « … la réalité des principes sur lesquels est fondée l’harmonie cosmique ». Car il y eut nécessité dans la tradition africaine ancestrale que pour connaitre l’œuvre du créateur qu’il faille expertiser sa création, et cela dans toutes les dimensions de la biodiversité et de la vie, donc de tenter de cerner les lois qui régissent la nature pour la rapporter à la manière dont on eut à se comporter vis-à-vis d’elle, en conformité avec la volonté au respect à la nature.

Une sentence traditionnelle nous rappelle quel est notre rapport à la nature « ..Vivre le déroulement des saisons et la lente histoire de chaque, chose avant d’y porter la main ».

La science ; Les africains anciens ont pris la dimension de cette connaissance pour la ramener à la maîtrise et au fonctionnement de l’action sociale en (Art, Économie, Science, Politique, etc.).

« Œuvre de communauté », la cité, l’état, le royaume, furent mobilisés au service de la défense et à l’illustration de la science mis au sens du progrès général commun. Où Il ne compta peu en définitive de s’appesantir sur tel inventeur ou savant, car l’idée dominante dans notre tradition est celle fondamentale du principe de transformation « Kheper » autrement dit que le progrès scientifique proposé soit nécessairement conciliable avec le divin bonheur de la communauté.